ACTUALITES

La flotte de l'Entreprise
nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), sera
renforcée par le navire "Fantasia" 

Prévu pour
effectuer une centaine de voyages entre le port d'Oran et celui
d'Alicante en Espagne, ce bateau a une capacité d'accueil de 1100
passagers et 360 voitures. Il viendra renforcer la flotte de
la compagnie composée déjà de trois navires : " Alger II " avec
une capacité d'accueil de 1300 passagers et 300
véhicules, " Tassili II " avec 1300 passagers et
300 véhicules et enfin " Riviera " avec 1100 passagers
et 300 véhicules, indique t-on.
A travers cette opération, l'ENTMV
s'engage ainsi à répondre aux attentes de sa clientèle. Toujours
dans le souci de satisfaire le client, l'Entreprise nationale des
transports maritimes assure un service des stages de formation du
personnel, à terre et navigant. On annonce même un prochain
aménagement d'une agence commerciale au niveau du port d'Oran pour
prendre en charge la clientèle. A noter, également,
que des travaux d'aménagement sont en cours aux quais " Casablanca
" et " Conakry ".
L'objectif est d'assurer, aux
navires, l'opération d'accostage dans de bonnes conditions.
Il faut savoir, par ailleurs, qu'avec ses cinq navires dont
deux affrétés, Algérie Ferries, effectue, en moyenne 900
traversées par an, avec un personnel professionnel, un service
efficace, des prestations performantes et un sourire de tous les
jours. L'ENTMV envisage d'assurer, au total, cet été,
le transport de quelque 49 000 véhicules sur l'ensemble de ses
dessertes.
L'émission de titres de passage en douane pourra, également, se
faire à bord. Une compagnie d'assurance française, AGF, a été
agréée par la compagnie nationale pour émettre des attestations
d'assurance à bord des navires au profit des voyageurs se rendant
de l'Algérie vers l'Europe. A souligner enfin qu'en 2005, l'ENTMV
a occupé " une position de leader ", selon son premier
responsable, avec des parts de marché de 54% dans le transport de
voyageurs et de 53% dans le transport de véhicules, sur les lignes
reliant les ports d'Algérie à ceux d'Espagne et de
France.


Séminaire
sur les ports algériens du 16 au 27 avril 2007.
L’heure est aux autoroutes de la mer. 

"Les ports d'Alger, Oran et
Constantine : mission de découverte des technologies" est le thème
d'une rencontre qui sera parrainée par l'agence UBIFrance du
16 au 27 avril 2007. Les secteurs techniques concernés par cette
mission sont le contrôle de la navigation, la lutte
contre le terrorisme venant de la mer, la lutte contre les
pollutions et les trafics et l'immigration clandestine. La
caractérisation et la gestion des risques environnementaux ainsi
que la prévention et la gestion des accidents et catastrophes sont
également inscrites au menu de cette rencontre, sans pour autant
oublier deux autres thèmes aussi importants que les premiers, à
savoir la sécurité maritime et l'érosion portuaire. Par
ailleurs, le secteur portuaire algérien est un marché spécifique
en phase de modernisation. Les partenaires étrangers sont
conscients de la nécessité de s'introduire sur le marché des
technologies portuaires à travers notamment la connaissance des
perspectives et opportunités offertes. Conscients du rôle des
transports en tant qu'instrument de cohésion et de développement
harmonieux et comme prélude à la mise en place d'un espace
économique viable, les pouvoirs publics tentent de faire de la
gestion des ports une priorité. A l'heure des autoroutes de la
mer, il est temps, pour l'Algérie, de voir l'état des lieux de
ses ports et de son transport maritime. Et cela, afin de
contribuer efficacement à la croissance et au développement des
services. Les ports algériens sont, aujourd'hui, à la recherche de
partenaires étrangers ayant un savoir-faire et des
équipements en matière de gestion et de management des
infrastructures portuaires. C'est le cas du port d'Alger. Durant
ces deux dernières années, une attention particulière est accordée
au secteur portuaire transmaghrébin et méditerranéen. Une démarche
prônée dans le cadre des regroupements régionaux. Toutefois,
l'intérêt manifesté par les Etats membres de l'UMA au
développement du transport maritime , n'est partagé que
partiellement par la Commission européenne qui encourage le
développement des réseaux se situant dans le prolongement des
réseaux européens, matérialisés par les autoroutes de la mer.
C'est une vision truquée à plusieurs titres. D'abord, le transport
est un moyen d'acheminement de personnes et de marchandises d'une
origine à une destination et par conséquence toute amélioration
doit être opérée de bout en bout, ce qui conduit indéniablement au
développement intégré du transport dans les pays de l'UMA et aux
facilitations dans les procédures administratives et douanières au
nord comme au sud de la Méditerranée. Enfin, les pays européens
auraient tout intérêt à considérer les pays nord-africains comme
la base arrière de l'Europe en y délocalisant des industries qui
demandent une main d'œuvre qualifiée et relativement bon marché et
utilisant des systèmes de transports performants et hautement
compétitifs, pour le transport des marchandises pour leurs propres
besoins et ceux des autres pays arabes et africains. Pour revenir
aux ports algériens, il existe des exemples édifiants en
matière de bonne gestion et de performance. En effet, le port de
Béjaïa, par exemple, figure parmi les ports les plus performants
en Méditerranée. Opérationnel depuis juin 2005, le terminal de
Béjaïa emploie quelque 300 personnes dont de jeunes universitaires
aux deux-tiers. Ce port traite en moyenne 25 conteneurs par heure,
ce qui est comparable au rythme des ports méditerranéens les plus
développés comme ceux de Barcelone (Espagne), de Fos-sur-Mer
(France), de Gioia Tauro et de Gênes (Italie) - qui traitent tous
entre 25 et 30 conteneurs par heure. Dépassant, de loin, le rythme
de traitement de son voisin algérois (de 8 à 9 conteneurs par
heure), les performances compétitives du port de Béjaïa ont
atteint ce seuil grâce au partenariat algéro-singapourien conclu
en 2004 avec le géant Portek spécialisé dans la conception, la
construction et la gestion des terminaux marins. Malheureusement,
l'exemple de Béjaïa reste isolé et n'a pas été suivi par tous les
ports algériens où il reste beaucoup à faire afin de présenter des
services pouvant rivaliser avec la concurrence terrible qui sévit
en Méditerranée. Cette mer, qui représente seulement 1% des eaux
de la planète, assure le passage de 30% du fret, c'est dire
l'importance de prendre en charge ce secteur économique, de le
moderniser et d'améliorer ses performances. "La modernisation des
ports algériens afin qu'ils puissent demain faire face à la rude
concurrence que se livrent actuellement les ports de la région est
indispensable", affirmeront des experts. "Les enjeux sont énormes
et tout retard de développement pourrait s'avérer préjudiciable",
avertissent des experts algériens et étrangers. Abordant le thème
des autoroutes de la mer qui fonctionnent admirablement entre
Barcelone et Gênes et pourraient servir d'exemple pour la rive sud
de la Méditerranée, des experts préconisent un avenir radieux pour
les ports de Djen Djen et celui de Tanger au Maroc, de par
leurs potentialités et leurs positionnements géostratégiques, qui
pourraient servir de "pôles à ces futures autoroutes de la mer qui
relieront le sud et le nord de la Méditerranée".

Rachat de 49% du capital de la CNAN. 

Le Conseil de participation de l’Etat (CPE), statuant sur la restructuration de Cnan Group, a décidé l’ouverture du capital de Cnan Nord à hauteur de 49 % pour le groupe français Gofast-Aigle Azur, et de 2% pour la personne physique de nationalité algérienne, Arezki Idjerouidene, a indiqué hier un communiqué de Cnan Group.
Rappelons que cette décision intervient in extremis avant le retrait du groupe GoFast de cet accord de rachat. En effet, dans son récent passage au forum El Moudjahid, le P-DG de la compagnie aérienne française Aigle Azur a menacé de retirer sa participation «début mai» du capital de la CNAN-Maghreb Lines, si elle n’obtient pas les autorisations nécessaires à l’entrée en activité de ce partenariat. «Si d’ici le 2 mai prochain, nous n’avons pas reçu l’autorisation dans le cadre de notre partenariat avec CNAN-Maghreb Lines, nous nous retirerons et nous ne pourrons pas ouvrir les réservations aux passagers», a averti Arezki Idjerouidène. C’est en mars dernier à peine que le Conseil des participations de l’Etat (CPE) a donné son accord pour une prise de participation par Aigle Azur de 49% du capital de la CNAN-Maghreb Lines, une filiale voyageurs de la CNAN. «Aujourd’hui, officiellement, nous ne pouvons pas lancer ces réservations», a-t-il ajouté en accusant la «bureaucratie» d’être derrière ce «blocage». M. Idjerouidène a relevé que dans ce cas, «les 400 salariés de Maghreb Lines se retrouveront au chômage sachant que la première desserte est prévue pour la mi-juin». Le CPE a également décidé au cours de la 75e session présidée par le Chef du gouvernement Abdelaziz Bekhadem, l’ouverture du capital de Cnan Med à concurrence de 49% pour le groupe italien Dario Perioli, ajoute la même source. Le groupe Cnan reste majoritaire avec 51% des parts sociales mais confie le management à son partenaire. Concernant le transport maritime de cargaisons homogènes, le CPE a donné son accord pour la création d’une société de droit algérien à capitaux mixtes avec le groupe jordan-saoudien Pharaon/Cti, spécialisé dans la production et le transport de ciment. Le capital de cette société dénommée «Internationale Bulk Carriers» est fixé à 18 millions de dollars. Il sera détenu à hauteur de 49 % par Cnan Group (apport en nature), 49% par le partenaire et 2% par la personne physique de nationalité algérienne, M. Mustapha Laradj (apports en numéraires). La cession de 2% du capital de ces sociétés à des personnes physiques de nationalité algérienne a pour objectif de conserver la majorité du capital dans les mains d’actionnaires nationaux et de maintenir ainsi les navires sous pavillon algérien, lit-on dans le communiqué de Cnan group. L’autre dossier entériné ce vendredi et qui a fait l’objet d’une autre résolution, est celui de Cnan-maghreb Line (CML), filiale transport maritime de passagers dont le capital est détenu à hauteur de 49% par GoFast-Aigle Azur et 2% par son P-DG, Arezki Idjerouidène. Les actionnaires annoncent d’ores et déjà la reprise de l’activité transport de passagers à partir du 15 juin 2007 au départ des ports d’Alger, d’Oran et de Béjaïa à destination de Marseille et de Barcelone. A ce titre, deux car-ferries seront déployés pour ces dessertes et les programmes correspondants, déjà établis, seront publiés dès le 7 mai courant, en même temps que l’ouverture officielle des réservations à travers les réseaux de distribution d’Aigle Azur et de CML en Algérie et en Europe. Ainsi, ce sont plus de 100 000 sièges supplémentaires qui seront mis à la disposition de la clientèle du 15 juin au 15 septembre 2007 et qui viennent s’ajouter aux capacités déployées par les autres intervenants sur ce segment de marché. CML annonce également la réouverture le 9 juillet 2007 de la ligne Alger-Tunis pendant la saison estivale à raison d’un départ par semaine, soit tous les dimanches à 17 heures au départ d’Alger et un retour de Tunis tous les lundis à 18 heures. Le 4 mars dernier, le CPE avait entendu plusieurs communications portant sur la création d’une joint-venture entre CNAN groupe et le groupe PHARAON CTI/ Laradj, l’ouverture des capitaux de CNAN-Nord, de CNAN-MED, de CNAN-CML, ainsi que sur la session de six navires appartenant au groupe CNAN.
Redouane A. le Jour du 05/05/2007

CMA CGM lance u nouveau service entre l'Asie et l'Afrique du Nord.

La compagnie maritime française a annoncé hier le lancement d'un service dédié entre l'Asie et l'Afrique du Nord, via son hub de Malte. Cette nouvelle liaison hebdomadaire, appelée « North Africa Express », déploiera 7 porte-conteneurs d'une capacité unitaire de 3 000 EVP sur la rotation Shanghai, Ningbo, Hong Kong, Chiwan, Jakarta, Malta, Port Kelang, Jakarta, Chiwan. « North Africa Express » utilisera le hub de Malte pour desservir le Maroc, la Tunisie, l'Algérie, et la Lybie au moyen de feeders CMA CGM assurant ainsi des délais d'acheminement les plus rapides. Il reliera, par exemple, Chiwan à Alger en 21 jours et Shanghai à Tripoli en 24 jours. Le premier navire, le CMA CGM Jasmin partira de Shanghai, le 15 juin 2007. « Ce nouveau service entre l'Asie et l'Afrique du Nord est unique sur le marché. Il confirme notre volonté d'offrir un service performant de grande qualité à nos clients nord africains» confirme Philippe Borel, Directeur Central Adjoint Lignes Courtes-Service Nord Afrique. 
Mer et Marine le 03/05/2007